Pour comprendre l’infobésité

Posté le par Sacha Declomesnil

Voici une image issue d’une étude du Washington Post et qui explique parfaitement le phénomène de sur-information, (encore appellé « infobésité »), auquel nous faisons face aujourd’hui.

D’autres chiffres fascinants ici sur le poids croissant de l’information que nous créons tous les jours.

Je serai curieux de voir si les mêmes proportions avaient affecté le monde au lendemain de l’invention de l’imprimerie (ce que je soupconne fortement). Robert Burton, se plaignait déjà en 1621 dans The Anathomy of Melancholy du trop grand nombre de livres:  » What a glut of books ! Who can read them ? As already, we shall have a vast Chaos and confusion of Books, we are oppressed with them, our eyes ache with reading, our fingers with turning. »

Aujourd’hui, je n’ai personellement aucun problème avec le nombre de livres en circulation, ni ne connait personne qui s’en plaigne. Peut-être que dans quelques années (ou siècles) personne ne s’inquiètera plus de l’infobésité digitale…

SD

4 Commentaires sur Pour comprendre l’infobésité

  1. Bruno Tontodonati dit:

    Je suis d’accord Sacha. Par contre, contrairement à l’époque de l’imprimerie, la création de contenu d’aujourd’hui génère beaucoup plus d’interactions avec l’usager. Le cerveau de certaines personnes est à mon sens sur-exposé, perpétuellement sollicité par cette création de contenu. J’ai lu que cela risquait d’avoir un impact sur la plasticité du cerveau et menaçait d’affaiblir les capacités de concentration et d’extrapolation de certaines personnes.

  2. Cela me fait pensé à des chiffres que j’ai partagé il y a un an suite à une recherche menée par l’UC San Diego dans le cadre d’une étude intitulée « How Much Information ». Ils indiquent que l’américain moyen (US), consomme QUOTIDIENNEMENT 34 gigaoctets et 100,000 mots d’information.
    Topline de l’étude ici:
    http://ucsdnews.ucsd.edu/newsrel/general/12-09Information.asp
    Rapport détaillé ici:
    http://hmi.ucsd.edu/howmuchinfo.php

  3. Jean-Michel Ghoussoub dit:

    Il faut se poser la question sur la pertinence de ce contenu: qualité, désuétude, redondance, etc. Une chose est sûre: les outils de tri, de sélection et d’élimination vont prendre de l’importance. Je crois que les influenceurs (ex. Tim Ferriss) ou les experts qui entérinent une partie de l’information vont gagner en popularité car à la base, l’humain n’aime pas trop se casser la tête.

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